Chasse aux sectes ou chasse a la liberte ? – Une vie de combat

La situation est grave. Si l’opinion publique ne réagit pas, bientôt même la liberté de religion aura disparu. Car il faut lire à travers les événements médiatisés pour bien, comprendre ce qui se passe.

D’une part nous voyons un corps politique et un corps médiatique de pères‑la‑vertu s’engager dans la croisade pour la protection de l’enfance. L’intention prétendue est certes louable, mais regardons un peu en dessous : ces mêmes pères‑la‑vertu ont laissé déferler pendant des décennies une douche médiatique de pathologie sexuelle contre laquelle on ne pouvait pas protester sans être aussitôt taxé d’hypocrite, de ringard, d’imbécile. Si on, invoquait la perturbation des rythmes normaux dans les phases de maturation sexuelle, on s’entendait répondre qu’au contraire la “libé­ration” était une nécessité.

La situation actuelle dément toute cette “liberté” qui n’est en fait qu’un viol collectif: écœurement, indifférence, baisse de fécondité des spermatozoïdes, voilà où nous en sommes. Le viol de l’enfance n’est hélas! pas nouveau. En 1936, après l’accession du Front Populaire au pouvoir, trois graves affaires de pédophilie ont été mises à jour dans le seul départe­ment de la Loire. En, Allemagne, après 1933,une foison d’affaires semblables a éclaté. Cela prouve deux choses:

1)Qu’avant l’arrivée de gouvernements non, favorables aux Eglises les scandales étaient étouffés avec la complicité des policiers, des magistrats et des politiciens.

2)Ensuite que comme le phénomène des sectes était alors infime, ce sont les Eglises chrétiennes, fabricantes de refoulés qu’il faut mettre en cause.

D’autre part on, mélange abusivement la lutte contre les sectes et la protection de l’enfance. De quel droit? Je ne défends pas ici en, bloc les sectes. Certaines sont des escroqueries et peuvent déboucher dans la folie. Mais je ne vois néanmoins aucun reproche à leur adresser qu’on ne puisse bout aussi bien adresser aux grandes Eglises chrétiennes, à la catholique en particulier.

Ces Eglises ne seraient‑elles pas engagées dans une lutte contre la concurrence? Elles n’auraient aucun mal à s’assurer la complicité du corps politique et des agents de l’exécutif, de tous ces énarques et technocrates drapés dans l’arrogance pour masquer leur nullité hors des domaines pour lesquels ils ont été dressés, domaines qui ne demandent que l’art de parler pour ne rien dire, de savoir ne pas voir, ne pas enten­dre et se taire, eu avant tout de savoir être “muets comme des cadavres” dans la meilleure tradition jésuitique. Ce n’est certes pas de tels agents de l’exécutif qu’on peut espérer le moindre scrupule pour le respect de la liberté dans l’exercice de leurs tristes fonctions.

Mais revenons aux sectes. Toutes ne méritent pas ce nom. Certaines sont ouvertes à qui le veut, n’ont rien à cacher et ne cachent rien, n’exploitent pas leurs membres et ne leur demandent pas de renoncer aux conditions normales de la vie (je dis bien normales, ce qui signifie conformes aux exigences de la nature, alors que les conditions générales actuelles y sont contraires). Curieusement, ces organisations nullement sectaires n’en sont pas moins attaquées. La prospère communauté de Longo Mai qui ne professe aucune conviction religieuse, qui a toujours exclu les drogués et tarés de toutes sortes, qui offre gratuitement ses orchestres aux communes lors des fêtes populaires a été l’objet d’une campagne de calom­nies, d’insinuations malveillantes de la part de la presse et même d’un capitaine de gendarmerie qui aurait du normalement être dégradé pour ses propos tenus devant la presse et rapportés par celle‑ci.

Plus récemment c’est la communauté Horus, près de Montélimar, qui a été la cible de la police de la pensée et de ses agents médiatiques. Cu­rieux de nature et soucieux de défendre la liberté, j’y ai pointé mon nez. J’y ai été reçu sans la moindre méfiance avec de la gaieté et des sourires qui n’étaient pas de commande. A table nous avons mangé de la viande et bu du vin.

J’ai pu constater les véritables miracles du jardinage biologique et bio dynamique: fruits et légumes excellents, fermes, savoureux et bien plus gros que ceux de nos grandes surfaces vainement aseptisées. J’y ai vu une piscine rigoureusement propre et de grande dimension.

Pourquoi l’atttaque ? Les enfants y sont en danger. Ils sont en danger parce que des parents membres de cette communauté ont préféré enseigner leurs enfants eux‑mêmes plutôt que de les engager dans la filière scolaire fabricante de 11 millions d’illettrés, livrée au racket et au trafic de drogue devant lesquels corps enseignant et pouvoirs publics ferment les yeux avec la plus écœurante lâcheté.

Comprenez bien, Français qui vous dites républicains : si vous refusez d’exposer vos enfants à l’illettrisme, au racket et à la drogue VOUS LES METTEZ EN DANGER.

Si vous mettez dans leurs assiettes des légumes et des fruits poussés sans engrais, sans hormones, sans pesticides, des œufs et de la volaille sans hormones nourrie de graines et d’insectes, comme chez les paysans d’autrefois. VOUS LES METTEZ EN DANGER. Ce qu’il faut à leur santé ce sont les viandes hormonées d’animaux élevés en batteries, les fruits cueillis avant maturité transportés en frigo, bourrés d’engrais, de pesticides et d’hormones. Qu’on se le dise puisque Maastricht le dit.

Si vous laissez vos gosses vagabonder dans la nature, grimper aux arbres, nager dans une piscine propre VOUS LES METTEZ EN DANGER. Ce qu’il leur faut c’est respirer le chlore de piscines trop javellisées, les sols bétonnés, goudronnés des rues, les scories puantes des stades, les maîtres de sport prêts à sacrifier leur santé pour des performances à la gloire du club, les terrains en bordure des périphériques parisiens sur lesquels de malheureux chiens d’expérience sont morts en 5 minutes. Il ne faut pas chercher à arrêter le progrès, ne pas être ringard, nostalgique du passé.

      Si vous prétendez soustraire vos enfants aux vaccinations faites à l’aveuglette dans les écoles, sans même prendre la précaution de vérifier si l’enfant  n’est pas en incubation de la maladie contre laquelle on le vaccine (auquel cas on risque de le tuer), VOUS METTEZ VOS ENFANT EN DANGER. Là ce n’est pas Maastricht qui vous le dit, c’est l’industrie pharmaceutique. Et l’industrie pharmaceutique ça pèse lourd dans le Monde actuel. Demandez un peu à la sécu …

Mais la preuve qu’Horus est bien une secte est qu’on y expérimente des ondes de forme. Voilà un beau lièvre de soulevé, car au CNRS il y a un service d’étude des ondes de forme depuis au moins 20 ans. Il serait urgent d’enquêter et de voir si le CNRS n’est pas une secte.

Bien sûr, amis, il vaut mieux en rire. Mais si personne ne bouge nous ne tarderons pas à en pleurer.

L’HOMME LIBRE fils de la terre – Décembre 1997 – Robert DUN

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